dimanche 4 septembre 2016

Goncalves Dias - "Canção do exílio - Chanson de l'exil"


Gonçalves Dias   (1823 -1864), poète brésilien



Antonio Gonçalves Dias est né au Brésil, dans l'état de Maranhão, fils de João Manuel Gonçalves Dias, un commerçant portugais originaire du nord du Portugal, et de Vicência Ferreira, une femme métisse. On l'envoya continuer ses études à Coimbra, au Portugal, d'où il est revenu diplômé en droit. En contact avec ses collègues d'université et les poètes romantiques de l'époque (tels Almeida Garrett, Alexandre Herculano...), Gonçalves Dias adopta le style romantique en vogue dans les pays d'Europe et écrit à Coimbra, le célèbre poème "Chanson de l'exil" où il décrit avec des accents nostalgiques, les beautés du Brésil, son pays de naissance.


Canção do exílio / Chanson de l'exil
(de 1843)

Voici ma traduction libre du joli poème:

Mon pays a des palmiers,
Où chante le Sabiá;
Les oiseaux, qui chantent ici,
Ne chantent pas comme là-bas.

Notre ciel a plus d’étoiles,
Nos vallées ont plus de fleurs,
Nos forêts ont plus de vie,
Notre vie a plus d’amours.

En songeant, tout seul, la nuit,
Plus de plaisir j’y trouve là-bas;
Mon pays a des palmiers,
Où chante le Sabiá.

Mon pays a des beautés,
Telles que je ne trouve pas ici;
En songeant, tout seul, la nuit,
Plus de plaisir j’y trouve là-bas;
Mon pays a des palmiers,
Où chante le Sabiá.


Que Dieu ne me laisse pas mourir,
Sans que je retourne là-bas;
Sans que j’accède aux beautés
Que je ne trouve pas ici;
Sans que je revois les palmiers,
Où chante le Sabiá.




Canção do Exílio - Gonçalves Dias Publié par Alexandre Alves

Canção do Exílio, de Gonçalves Dias, é um dos poemas mais conhecidos do Brasil. Foi escrito em julho de 1843, em Coimbra, Portugal. O poema, por conta de sua alusão à pátria distante, tema tão próximo do ideário do Romantismo, tornou-se emblemático na cultura brasileira.

le texte original :

Minha terra tem palmeiras,
Onde canta o Sabiá;
As aves, que aqui gorjeiam,
Não gorjeiam como lá.

Nosso céu tem mais estrelas,
Nossas várzeas têm mais flores,
Nossos bosques têm mais vida,
Nossa vida mais amores.

Em cismar, sozinho, à noite,
Mais prazer encontro eu lá;
Minha terra tem palmeiras,
Onde canta o Sabiá.

Minha terra tem primores,
Que tais não encontro eu cá;
Em cismar, sozinho, à noite,
Mais prazer encontro eu lá;
Minha terra tem palmeiras,
Onde canta o Sabiá.

Não permita Deus que eu morra,
Sem que eu volte para lá;
Sem que desfrute os primores
Que não encontro por cá;
Sem qu´inda aviste as palmeiras,
Onde canta o Sabiá.

Gonçalves Dias

dimanche 28 août 2016

Tomas Antonio Gonzaga " Marilia de Dirceu"

Le texte suivant comporte des extraits du poème de Tomás António Gonzaga.
(Né à Porto, en 1744 — décédé au Mozambique en 1810)
C'est un poème três long en plusieurs parties dont on peut voir toute l'oeuvre  ICI
C'est très léger comme poésie, et il y avait déjà là beaucoup de romantisme!
Voici ma traduction pour vous aider à comprendre le texte chanté plus bas:

'' Oh! Marília, qu’elle tourment
Tu ne dois sentir nostalgique!
Tes yeux ne peuvent voir
La prairie idyllique,
Pas même ton propre village.
Que les tyrans ne suggèrent
À l’idée seulement troublée
Une vision de calamité.
Tu enverrais à des dieux sourds
De nouveaux et vains soupirs ... /

//
Lorsque que tu seras à la fenêtre,
Sans le vouloir, sans trop penser,

Tu veras Marilia, la mienne
La  mienne ma pauvre maison.
Tu dirá en toi-même :
« C’est là que Dirceu attendait
Pour avec lui m’emmener ;
Et là il souffrit la prison »
Tu enverras aux dieux sourds
Des nouveaux et vains soupirs. (bis)

Dans un cachot relégué,
Je ne vois pas ces images,
Images qui, sans doute, sembleraient
À celui qui aime, funestes.
Mais s'il en existe, éloignées
Des yeux gonflés et noircis,
Elles seront, qui plus est,
Au fond du coeur représentées.
Moi aussi j’enverrai  aux dieux sourds
De tristes et vains soupirs... /
//

Ma belle, les océans ne s’agitent pas;
Doux le souffle du Nord, et je ne devine
Même pas un nuage dans tout la Sphère;
Ici l’habile marin n’est point requis;
Je ne fais que guider le navire, dont je modère
La roue de l’orientation.
Doux le souffle du Nord, et je ne devine
Même pas un nuage dans tout la Sphère;
Ici l’habile marin n’est point requis;
Je ne fais que guider le navire, dont je modère
La roue de l’orientation./
Mais j'entends déjà de l’amour les voix averties:
Il me dit ou de souffrir ou de mourir:
Et si je meurs, je perds alors des liens exquis.
Marilia, encore de l’aide je n’en veux pas;
Oh! heureuse souffrance, bienfait que peut avoir
La gloire de tes bras! « 



L'accompagnement proposé par le groupe musical  Vox Brasiliensis Música do Brasil, est l'oeuvre du compositeur portugais Marcos Portugal.

Marcos Portugal - Ah! Marília Que Tormento / Os Mares Minha Bela - Vox Brasiliensis  publié par Música do Brasil 


'' Ah! Marília, que tormento
Não tens de sentir saudosa!
Não podem ver os teus olhos
A campina deleitosa,
Nem a tua mesma aldeia,
Que tiranos não proponham
À inda inquieta ideia
Uma imagem de aflição.
Mandarás aos surdos Deuses
Novos suspiros em vão... (bis) /

//
Quando à janela saíres,
Sem quereres, descuidada,

Tue verás Marília, a minha
A minha pobre morada.
Tu dirás estão contigo :
« Ali Dirceu esperava
Para me levar consigo ;
E ali sofreu a prisão. »
Mandarás aos surdos deuses
Novos suspiros em vão. (bis)

Numa masmorra metido,
Eu não vejo imagens destas,
Imagens, que são por certo
A quem adora funestas.
Mas se existem separadas
Dos inchados, roxos olhos,
Estão, que é mais, retratadas
No fundo do coração.
Também mando aos surdos deuses
Tristes suspiros em vão. (bis)

//
Os mares, minha bela, não se movem;
O brando norte assopra, nem diviso
Uma nuvem sequer na Esfera toda;
O destro Nauta aqui não é preciso;
Eu só conduzo a nau, eu só modero
Do seu governo a roda
O brando norte assopra, nem diviso
Uma nuvem sequer na esfera toda;
O destro nauta aqui não é preciso;
Eu só conduzo a nau, eu só modero
Do seu governo a roda./
Mas ouço já de amor as sábias vozes:
Ele me diz que sofra, senão morro:
E perco, então, se morro, uns doces laços.
Não quero já, Marília, mais socorro;
Oh! ditoso sofrer, que lucrar pode
A glória dos teus braços! ''



De nombreux artistes, sculpteurs, poètes, compositeurs, sont communs au Portugal et au Brésil
Ainsi Tomás António Gonzaga et Marcos Portugal ont des histoires de vie tout à fait surprenantes. A voir:
Source : http://arlindo-correia.com/141111.html pour Tomás Gonzaga

Source : http://www.marcosportugal.com/cms/biography/ pour Marcos Portugal











dimanche 21 août 2016

Carlos de Oliveira - "O Viandante / L' itinérant"




Carlos de Oliveira (1921-1981) poète portugais

nasceu em Belém do Pará, Brasil, e faleceu em Lisboa

je vous invite à lire ma traduction libre du poème de ce poète portugais:

O Viandante /  L’ itinérant


J’apporte des nouvelles de la faim
qui parcourt les champs tristes:
la furie du vent s’est déchaînée
mais toi, la misère, tu persistes.
Tristes nouvelles que je vous donne:
de la tige tombèrent les épis,
le galop du vent s’en est allé
mais toi, la misère, tu es restée.
Le nuit a fui, le jour a fui,
des étoiles la couleur s’est sauvée:
mais, étoile dans les champs tristes,
toi seule, la misère, tu nous assistes.



Texte original:

Trago notícias da fome
que corre nos campos tristes:
soltou-se a fúria do vento
et tu, miséria, persistes.
Tristes notícias vos dou:
caíram espigas da haste,
foi-se o galope do vento
e tu, miséria, ficaste.
Foi-se a noite, foi-se o dia,
fugiu a cor às estrelas:
e, estrela nos campos tristes,,
só tu , miséria, nos velas.


CARLOS DE OLIVEIRA, Mãe Pobre

dimanche 17 juillet 2016

Vieira Calado - "O segredo dos passaros / Le secret des oiseaux"




José Vieira Calado, poète portugais
poésie portugaise contemporaine
Je vous invite à lire ma traduction libre de ce joli poème de Vieira Calado, un poète portugais contemporain!
Voici ma traduction libre:


O segredo dos pássaros / Le secret des oiseaux

Le cœur connaît le secret des oiseaux,
le désir d'horizons au-delà de l'horizon.

Le secret des oiseaux est une étincelle
de lumière qui recherche la simplicité d'une vie
.

images en mouvement qui agrandissent notre sol,

dans les seules mémoires diffuses d’exiguïté
et fantômes de velours passant des mains inertes
sur notre visage.

Ou les flammes bleues d'un après-midi échaudé
et la ligne d'un arc-en-ciel
en ses couleurs de transparence glacée.


Le cœur connaît le secret des oiseaux
et leur banissement.
Et je ne fais que recommencer les travaux
de la simplicité de ma vie
dont je reconnais  l’exiguïté
accompagnée par des horizons de brume.



Et voici le texte original:

O segredo dos pássaros

O coração conhece o segredo dos pássaros,
a ânsia de horizontes para além do horizonte.

O segredo dos pássaros é uma centelha
de luz rebuscando a simplicidade duma vida


imagens móveis que alargam o nosso chão,
apenas em memórias difusas de exiguidade
e fantasmas de veludo passando mãos inertes
sobre o nosso rosto.


Ou labaredas azuis duma tarde quente
e o fio dum arco-íris
em suas cores de transparência e frio.


O coração conhece o segredo dos pássaros
e o seu degredo.
E eu apenas recomeço os trabalhos
da simplicidade da minha vida
e reconheço a sua exiguidade
guiada por horizontes de bruma.

Vieira Calado


Aves de Portugal
Publié par Paolo Bertini

mercredi 18 mai 2016

Luis de Camoes - "Alma minha gentil, que te partiste / Ma douce mie, si tôt partie"



Luís Vaz de Camões  (1524 – 1580) –  poète portugais 

Alma minha gentil, que te partiste / Ma douce mie, si tôt partie

O poema foi escrito pelo português Luís de Camões a respeito da sua falecida amada Dinamene.

Le poète portugais Luis de Camões dédia ce poème à sa bien-aimée Dinamene, décédée en pleine jeunesse

Voici ma traduction libre du célèbre sonnet :

Ma douce mie, de cette vie
Si tôt partie, mécontente,
Qu’au Ciel tu reposes éternellement,
Et que sur terre je vive toujours triste.

Si dans le cadre céleste, où tu est montée,
Les souvenirs de cette vie sont permis,
N’oublie pas cet amour ardent et si pur
Que déjà dans mes yeux tu voyais.

Et si tu vois qu’un quelconque bien
Peut te servir la douleur qui m’est restée
De la souffrance, sans remède, de t’avoir perdue,

Prie Dieu, que ta vie a écourtée,
Pour que vite il m’emporte pour te revoir,
Aussi vite que loin de mes yeux il t’a emportée.


Alma Minha Gentil - Canto Lírico - Poema de Luiz de Camões publié par beatriz pereira

Avec la voix de la chanteuse portugaise soprano Marina Pacheco
au piano Joana David

Le texte original du sonnet:

Alma minha gentil, que te partiste
Tão cedo desta vida descontente,
Repousa lá no Céu eternamente,
E viva eu cá na terra sempre triste.

Se lá no assento etéreo, onde subiste,
Memória desta vida se consente,
Não te esqueças daquele amor ardente
Que já nos olhos meus tão puro viste.

E se vires que pode merecer-te
Alguma cousa a dor que me ficou
Da mágoa, sem remédio, de perder-te,

Roga a Deus, que teus anos encurtou,
Que tão cedo de cá me leve a ver-te,
Quão cedo de meus olhos te levou.


Luís Vaz de Camões (1595) Rimas, Soneto XIII


lundi 18 avril 2016

Miguel Torga - "Hossana"

Miguel Torga   (1907 -1995), poète portugais


Je vous invite à lire ce joli poème de Miguel Torga, un poète portugais qui adorait la nature!
Voici ma traduction libre:


Hosanna!

Jonchez de fleurs le sol du vieux monde:
L'avenir se profile!
Désiré par tous les poètes
Et tous les prophètes
De la vie
Il a laissé son refuge
Et s'est mis en route.
Personne ne l'a encore vu, mais il est beau.
Il est l'avenir...
 

Mettez plus de romarin
Dans chaque rue,
Sur chaque porte,
Dans chaque mur,
Et ayez confiance dans les miracles
De ce Messie qui renouvelle le temps.
Le passé est passé.
Le présent agonise.
Recouvrez de fleurs la seule vérité
Celle qui s'éternise !

 


 
Junquem de flores o chão do velho mundo:
Vem o futuro aí!
Desejado por todos os poetas
E profetas
Da vida
Deixou a sua ermida
E meteu-se a caminho.
Ninguém ainda o viu, mas é belo.
É o futuro...
 

Ponham mais rosmaninho
Em cada rua,
Em cada porta,
Em cada muro,
E tenham confiança nos milagres
Desse Messias que renova o tempo.
O passado passou.
O presente agoniza.
Cubram de flores a única verdade
Que se eterniza !


MIGUEL TORGA


samedi 2 avril 2016

Cecilia Meireles - "Motivo - Motif"




Cecília Benevides de Carvalho Meireles  (1901 - 1964) –  poétesse brésilienne


Je vous présente ma traduction libre d'un  joli poème de Cecília Meireles qui utilize les mots avec beaucoup de légèreté:

MOTIVO / LE MOTIF


Je chante parce que l’instant existe
et que ma vie est complète.
Je ne suis ni gaie ni je suis triste:
je suis poète.

Ami des choses éphemères,
je ne ressens ni la joie ni le tourment.
Je traverse les nuits et les jours
de par le vent.

Si j’écroule ou si j’édifie,
si je dure ou si je me démolis,
- je ne sais , je ne sais. Je ne sais pas si je reste
ou si je m’en vais.

Je sais que je chante. Et la chanson est tout.
Elle a le sang éternel l’aile rythmée.
Et un jour je sais que je serai muet:
-  rien de plus.


Et le texte original:

Eu canto porque o instante existe
e a minha vida está completa.
Não sou alegre nem sou triste:
sou poeta.

Irmão das coisas fugidias,
não sinto gozo nem tormento.
Atravesso noites e dias
no vento.

Se desmorono ou se edifico,
se permaneço ou me desfaço,
- não sei, não sei. Não sei se fico
ou passo.

Sei que canto. E a canção é tudo.
Tem sangue eterno a asa ritmada.
E um dia sei que estarei mudo:
- mais nada.