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samedi 19 juin 2021

Baltasar Lopes da Silva / Osvaldo Alcântara


Baltasar Lopes, image du net


Baltasar Lopes da Silva ( São Nicolau, 23 de abril de 1907 - Lisboa, Portugal, 28 de maio de 1989) foi romancista, contista, poeta, filólogo e ensaísta nascido em Cabo Verde, que escreveu em português e em crioulo cabo-verdiano
com o nome poético de Osvaldo Alcântara.
Encontramos ainda a informação que Baltasar Lopes
"Após a independência do seu país, foi membro do Conselho de Justiça da República de Cabo Verde"



Le poète Baltasar Lopes da Silva, fils de Maria José da Conceição Lopes da Silva et de Pedro Lopes da Silva (1870-1933), est né le 23 avril 1907 à Caleijão, sur l'île de São Nicolau, au Cap-Vert et meurt le 28 mai 1989 à Lisbonne
Parti étudier au Portugal, il est licencié en Droit, ainsi qu'en Philologie romane à l'Université de Lisbonne.
​Il est tour à tour professeur, puis recteur au Lycée Gil Eanes, avocat, animateur sportif, chercheur, essayiste, philologue, écrivain..
L'auteur du plus célèbre des romans modernes capverdiens, Chiquinho (1947), écrivait de la poésie sous le pseudonyme d'Osvaldo Alcântara.
Sa production est imposante et diversifiée, touchant aussi bien le roman que la poésie, les essais, les articles de fonds...


MAR

​És estrela e única vida.
Vida que sobe das esquinas ocultas
no mar sem águas, no mar
com águas sem sal que vêm a diluir-se
lá do fundo das distâncias mágicas!

Vida para quê?
Ó distância da vida pouco e pouco escoando-se.
Mistério do caminho cada vez mais certo?
E as auroras que eu via
e nelas me alava para as viagens futuras!

Mas não esta viagem em limite,
de passadas mutiladas.

Mar, tu és o que fica.

Osvaldo Alcântara


La mer ma traduction d'amateur

l'élèment toujours très présent dans la poésie du Cap-Vert, la mer qui guide le destin des habitants des îles


Tu es l'étoile et la seule vie.
La vie qui surgit des encoignures cachées
de la mer sans eau, de la mer
avec des eaux non salées qui viennent en se diluant
dans les profondeurs des distances magiques !

La vie pour quoi faire ?
Oh distance de la vie qui s'éloigne peu à peu.
Mystère du chemin de plus en plus infaillible?
Et les aurores que je voyais
et en elles je trouvais les ailes pour les futurs voyages !

Mais pas ce voyage circonscrit,
d'allures mutilées.

Mer, tu es ce qui reste.


Baltasar Lopes, image du net