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jeudi 10 septembre 2020

Bocage: "Sobre estas duras, cavernosas fragas /sur ces dures et caverneuses escarpes"



Bocage, poète du Romantisme portugais, laissa une oeuvre aux accents violents et passionnés,



Bocage, poète né dans la ville de Setúbal, est connu également pour son ton ironique et pour sa critique sociale.


   

Le romantisme est un mouvement culturel apparu en Europe à la fin du XVIIIe siècle, et qui se caractérise para une volonté de l'artiste d'explorer toutes les possibilités de l'art afin d'exprimer ses états d'âme:

il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l'évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l'exotisme et le passé, l'idéal ou le cauchemar d'une sensibilité passionnée et mélancolique (Wikipédia)


Je vous invite à lire ou découvrir un poème de Bocage, sur les excès sentimentaux, l'amour malheureux non réciproque; l'insuffisance de la raison contre le pouvoir de l'amour; où l'amour, la passion sont la présence constante de l'homme;
15 de Setembro de 1765: nasce, em Setúbal, o poeta Manuel Maria Barbosa do Bocage; morreu a 21 de dezembro de 1805, em Lisboa


Sobre estas duras, cavernosas fragas

Sobre estas duras, cavernosas fragas,
Que o marinho furor vai carcomendo,
Me estão negras paixões n'alma fervendo
Como fervem no pego as crespas vagas.

Razão feroz, o coração me indagas,
De meus erros a sombra esclarecendo,
E vós nele (ai de mim!) palpando e vendo
De agudas ânsias venenosas chagas.

Cego a meus males, surdo a teu reclamo,
Mil objetos de horror co'a ideia eu corro,
Solto gemidos, lágrimas derramo.

Razão, de que me serve o teu socorro?
Mandas-me não amar, eu ardo, eu amo;
Dizes-me que sossegue, eu peno, eu morro.

BOCAGE
(1765-1805)

1.pego - mar alto  2.reclamo, apelo, chamada
tema:excessos sentimentais, amor infeliz que não é correspondido; insuficiência da razão contra o poder do amor; amor, paixão são presença constante do homem;


Ci-dessous ma traduction d'amateur:

Sur ces dures et caverneuses escarpes,
Que la fureur marine ronge,
Mes noires passions dans l’âme écument
Comme écument en haute mer les rugueuses vagues

Féroce raison, le coeur tu me le questionnes, 
Élucidant l'ombre de mes erreurs,
Et vous à l'intérieur (hélas!) en tâtant et en voyant
Des angoisses aigues et de vénéneuses plaies.

Aveugle à mes maux, sourd à ta requête,
Mille objets d’horreur avec la pensée je chasse,
Je me lamente, et des larmes je pleure.

Raison, à quoi me sert ton aide?
Tu me dis de ne pas aimer, je brûle, j’aime;
Tu me dis de me calmer, je peine, je meurs.


Caspar David FriedrichLe Voyageur contemplant une mer de nuages, 1817-1818 (Kunsthalle de Hambourg).


lundi 28 mai 2018

Bocage - "Olha Marilia, as flautas dos pastores / Regarde Marilia, les flutes des bergers"






Bocage, de son vrai nom Manuel Maria Barbosa du Bocage  est né à Setúbal le 15 septembre 1765 et mort à Lisbonne le 21 décembre 1805, est un grand poète portugais du XVIIIe siècle, précurseur du Romantisme au Portugal.




Voici ma traduction (d'amateur) d'un poème où Bocage associe son état d'âme au paysage:

Regarde Marília, les flûtes des bergers
Quel beau son elles ont, comme elles sont ajustées!
Regarde le Tage qui sourit! Regarde: ne sens-tu pas
Les Zéphirs qui jouent parmi les fleurs?

Vois comme là, les Amours en s’embrassant,
Incitent nos baisers ardents!
Les voici, les innocents de fleur en fleur
Les papillons errants aux mille couleurs!

Sur cet arbuste soupire le rossignol;
Lá sur les feuilles la petite abeille se pose.
Ou dans les airs elle tourne en bourdonnant.

Qu’il est gai ce champ! Quel matin éclatant!
Mais ah! Tout ce que tu vois, si je ne t’avais pas vue,
Plus de tristesse que la mort cela m’aurait causé.


Et voici le texte du poème :


Olha Marília, As Flautas Dos Pastores - de Bocage

Olha Marília, as flautas dos pastores,
Que bem que soam, como são cadentes!
Olha o Tejo a sorrir-se! Olha: não sentes
Os Zéfiros brincar por entre as flores?

Vê como ali, beijando-se, os Amores
Incitam nossos ósculos ardentes!
Ei-las de planta em planta as inocentes
As vagas borboletas de mil cores!

Naquele arbusto o rouxinol suspira;
Ora nas folhas a abelhinha pára.
Ora nos ares sussurrando, gira en bourdonnant.

Que alegre campo! Que manhã tão clara!
Mas ah! Tudo o que vês, se eu não te vira,
Mais tristeza que a morte me causara.


Bocage

Sobre Bocage Publié par Luso Livros 
“...Chez Bocage, l'esthétique du mouvement et la philosophie des Lumières sont poussées par moments à leur paroxysme. La recherche du plaisir et la jouissance du temps présent font parfois basculer ses textes vers une pratique libertine de la vie et de l'écriture, qui prend alors une tout autre dimension. Sans perdre de vue la base lyrique et courtoise de l'arcadisme, elle met en scène une liberté de penser et d’agir qui se caractérise le plus souvent par une quête effrénée du plaisir, avec des scènes érotiques voire pornographiques grivoises et drôles...”
Source:https://fr.wikipedia.org/wiki/Lumières_portugaises#L'Arcádia_Lusitana_(1756-1776)_et_la_Nova_Arcádia_(1790-1994)


Querida Prof. Lourdes foi a imagem da linda bailarina que me inspirou para brincar com as palavras!
Com muito gosto respondo ao seu convite:) da 37ª EDIÇÃO DO POETIZANDO E ENCANTANDO
https://filosofandonavidaproflourdes.blogspot.pt/
1ª Imagem - Uma linda bailarina de braços abertos a dançar.


A bailarina

Desci da minha torre de marfim,
Para pintar quadros de porcelana e de jasmim
Entrelacei os meus sapatinhos de fada,
Tules e cetim de jovem bem comportada!

Envolvo-me por caminhos de névoas brancas
Vestindo redopios de luz e torneadas tranças,
Princesa coroada de estrelas de prata
Mas que o amor fingido, a solidão retrata

Meu amor foi p'ra longe e não voltou!
Em meu redor caem flores de saudade,
Só me responde, o silêncio da cidade

De meus pés em pranto esqueci a dor
Repito o compasso do meu queixume
Afasto ondas bravas do meu ciúme.

Angela