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vendredi 1 juillet 2022

Alda Lara & Vitorino - Et l'Afrique

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ALDA LARA (1930-1962) poétesse née en Angola
Alda Ferreira Pires Barreto de Lara Albuquerque, connue sous le nom de Alda Lara, née le 9 juin 1930, à Benguela,  décédée en 1962
Alda étudie au sein d'une école de Sá da Bandeira (maintenant Lubango) avant de passer au Portugal compléter sa scolarité. Elle fréquente l'université de Lisbonne et également des études à l'université de Coimbra et obtient un diplôme en médecine.


ALDA LARA (1930-1962) poetisa,
Alda Ferreira Pires Barreto de Lara Albuquerque Nasceu a 09 Junho 1930 (Benguela, Angola), faleceu em 30 Janeiro 1962 (Cambambe, Angola)
Viveu em Lisboa desde a adolescência, onde concluiu o liceu e frequentou as Faculdades de Medicina de Lisboa e de Coimbra (onde licenciou-se). Exerceu influência na renovação da poesia angolana, com seu comprometimento com a luta pela independência.
"A sua intervenção reflete a mulher, a africana e sobretudo a angolana que ama as suas gentes e a sua terra onde sempre ansiou regressar."

Poema

Os gritos perderam-se sem encontrar eco.
os punhos cerrados e os ódios calados,
dividiram os Homens,
que não se reconheceram mais.....

Mas as lágrimas cavaram sulcos fundos
nos olhos vazios de esperança,
e os sulcos não se apagaram....

Alda Lara (1949)

Ci-dessous ma traduction:

Poème

Les cris se perdirent sans trouver d'écho.
les poings serrés et les haines étouffées,
ont divisé les hommes,
qui ne se reconnaissaient plus.....

Mais les larmes ont creusé des sillons profonds
dans les yeux vides d'espoir,
et les sillons n'ont pas été effacés....




Vitorino chanteur et compositeur portugais, compose des chansons d’origine populaire. Il a aussi beaucoup fréquenté d’autres chanteurs « engagés » d’avant la révolution du 25 Avril 1974.
Beaucoup disent que « la chute de l’Empire » est une des plus belles chansons portugaises. Les paroles, très poétiques, sont inspirées des grands voyages des navigateurs portugais.

J’ai préparé une traduction libre, qui j’espère aidera ceux qui ne comprennent pas le portugais, à apprécier cette jolie chanson du Portugal (merci à ceux qui permettent le partage des videos). Vous pourrez voir l'odysee des Portugais de Mazagan

A queda do império                     La chute de l’Empire
Perguntei ao vento                         J’ai demandé au vent
Onde foi encontrar                         Où avait-il trouvé
Mago sopro encanto                      La magie souffle enchantement
Nau da vela em cruz                        Vaisseau à la voile en croix

Foi nas ondas do mar                 C’était sur les vagues de la mer

Do mundo inteiro                              Du monde entier

Terras da perdição                                Terres de perdition

Parco império mil almas                Modeste empire mille âmes

Por pau de canela e Mazagão           Pour bâton de cannelle et Mazagan


Pata de negreiro                      Patte de négrier

Tira e foge á morte                Prend et fuit la mort

Que a sorte é de quem              Car la chance est de qui

A terra amou                        La terre a aimé

E no peito guardou                    Et dans le cœur a gardé

Cheiro da mata eterna                 L'odeur de forêt éternelle

Laranja Luanda                         L'orange Luanda

Sempre em flor.                          Toujours en fleur.


Planta de São Paulo da Assunção de Luanda (1665),
 nome antigo de Luanda.


Cidade de Luanda em 1883.

Luanda entre os anos ,1964 e 1974,
com legendas para quem não conheceu esta cidade
Publié par  Anna Martins

samedi 22 octobre 2016

Alda Lara - "Testamento / Testament"



Alda Lara  –   poétesse angolaise
(née à Benguela, Angola, le 9 juin 1930, décédee à Cambambe en 1932)

de son nom complet Alda Ferreira Pires Barreto de Lara Albuquerque est née dans une famille bourgeoise et aisée d'Angola, à cette époque colonie portugaise, dans un milieu où règnaient des anciens colons qui se proclamaient de l'esprit libéral de l'école républicaine d'avant la dictature.
source: http://www.lusofoniapoetica.com/artigos/angola/alda-lara/biografia-alda-lara.html


Alda a also suivi une éducation profondément chrétienne dont on retrouve les traits dans ses écrits, et aussi profondément liée à son lieu de naissance.
À Lisbonne, elle fit des études à l'université de médecine et maintient des contacts avec la maison des étudiants de l'empire (Casa dos Estudantes do Império) où étaient envoyés les jeunes des colonies.
La poéside d'Alda Lara est empreinte des valeurs africaines qu'elle entend défendre, et s'attache à la cause politique pour l'émancipation des plus faibles et des opprimés.


Voici ma traduction pour vous aider à comprendre le texte édité plus bas:

Testament

À la prostituée la plus jeune
du plus vieux et sombre quartier
 
je laisse mes boucles, faites
de cristal
  limpide et pur...
Et à cette vierge oubliée
jeune fille sans tendresse,
qui rêve quelque part de légende,
je laisse ma robe blanche,
ma robe blanche de mariée,
toute de dentelle tissée...
Et mon vieux chapelet
je l’offre à cet ami
 
qui ne croit pas en Dieu...
Et
  les livres, mes rosaires
des grains d’une autre souffrance,
ils seront pour les hommes humbles,
qui n’ont jamais apprit à lire.
Quant à mes poèmes les plus fous,
ceux, qui sont
  faits de douleur
sincère et désordonnée...
ceux, qui sont faits d’espoir,
désesperé mais ferme,
je te les laisse à toi,
  mon amour...
Pour que, dans la paix de l’heure,
à laquelle mon âme viendra
de loin embrasser tes yeux,
tu ailles en avançant dans la nuit...
avec des pas faits de lune,
les offrir aux enfants
 
que tu rencontrerás dans chaque rue...

et le texte original:


Testamento

À prostituta mais nova
do bairro mais velho e escuro,
deixo os meus brincos, lavrados
em cristal, límpido e puro...
E àquela virgem esquecida
rapariga sem ternura,
sonhando algures uma lenda,
deixo o meu vestido branco,
o meu vestido de noiva,
todo tecido de renda...
Este meu rosário antigo
ofereço-o àquele amigo
que não acredita em Deus...
E os livros, rosários meus
das contas de outro sofrer,
são para os homens humildes,
que nunca souberam ler.
Quanto aos meus poemas loucos,
esses, que são de dor
sincera e desordenada...
esses, que são de esperança,
desesperada mas firme,
deixo-os a ti, meu amor...
para que, na paz da hora,
em que a minha alma venha
beijar de longe os teus olhos,
vás por essa noite fora...
com passos feitos de lua,
oferecê-los às crianças
que encontrares em cada rua...
Alda Lara